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Bertrand Delanoë, nouveau membre de l’Académie du Couteau de Laguiole

L’Académie défenseur d’une identité
Avec l’intronisation du maire de Paris, l’Académie du couteau de Laguiole a fait très fort. Certains ne pourront s’empêcher de penser que l’Académie du Couteau de laguiole (présidée par Bernard Solinhac, à droite du Maire de Paris) demeure une assemblée de notables, genre rotary club à la recherche de membres parmi les VIP ou le show-bizz, des membres qui aiment à caresser leur ego et s’échanger des adresses ou des opportunités de business. C’est sans doute un peu vrai pour certains. Chez d’autres en revanche, il y a une franchise et une vérité dans la démarche qui se perçoit immédiatement. Ainsi par exemple d’un des intronisés de l’Hôtel de ville, le jeune chanteur, Nicolas Reggiani, à la fois heureux et ému d’être là et de se souvenir des couteaux de son grand-père. Preuve que l’esprit de la bande de copains fondateurs du départ demeure. S’amuser tout en défendant des racines à travers la renaissance du Couteau de Laguiole demeure le leitmotiv qui anime plus que jamais les fondateurs. D’autant plus à une époque où le coffret de Laguiole “made in China“ se retrouvent sur les linéaires de France et d’Aveyron à moins de cinq euros. Or, il faut bien reconnaître que le Laguiole est un symbole –certes un peu plus visible que d’autres- d’un savoir-faire et d’une culture, bref, d’un art de vivre à la française en danger.

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Delanoë, animal politique aveyronnais au destin national?
Ne soyons pas naïfs. Bertrand Delanoë sait parler à l’âme aveyronnaise, avec son cœur. Mais cet animal politique n’oublie sans doute pas le poids électoral des Aveyronnais de Paris et leur puissante influence ! Ce sont des réseaux qui comptent à Paris.

Et justement, nombre d’entre eux avouaient être tombés sous le charme après le discours du maire. Et pourtant, dieu sait si, parmi eux, rares sont ceux qu’on peut ranger parmi les sympathisants du PS. (ci-dessus Raymond Trébuchon, président de la Ligue Auvergnate et du Massif Central, qui avait invité le Maire de Paris à présider le banquet de la Nuit Arverne qui se tenait le lendemain de l’intronisation de l’Académie.)
Dans un PS désenchanté et pris en tenaille entre les Verts, l’extrême gauche et le phénomène Sarkozy, dans un PS en proie à une course des éléphants, Bertrand Delanoë pourrait poursuivre sa course au-delà de l’Hôtel de Ville. Paris serait alors un tremplin. Il a pour lui un verbe et une modernité dans ses actes. Ainsi lorsqu’il renonce à son mandat de sénateur (et à ses 10 000 euros mensuels d’indemnités frais de secrétariats inclus) pour ne se consacrer qu’à Paris. C’est conjuguer au présent un non-cumul des mandats, encore bien rare dans la France politique.

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