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Politique Portraits

Anne-Marie Escoffier, aveyronnaise et ministre déléguée à la décentralisation

Conseillère générale et sénatrice de l’Aveyron depuis 2008, Anne-Marie Escoffier (PRG) a été nommée ministre déléguée à la décentralisation dans le gouvernement Ayrault II. Une personnalité politique Aveyronnaise au gouvernement, ça n’était pas arrivé depuis la fin du XXème siècle avec Jacques Godfrain et Jean Puech.

Or c’est justement ce dernier qui est -sans doute bien malgré lui- à l’origine de la vocation politique d’Anne-Marie Escoffier. L’ancien président du Conseil général a d’ailleurs dû s’étrangler de rage en apprenant la nouvelle. Car à priori rien ne disposait cette originaire des Landes à embrasser la carrière politique par le landerneau aveyronnais.

En 1999, Anne-Marie Escoffier découvre l’Aveyron comme préfète. C’est un coup de cœur pour un pays et un coup de rage face à un système politique verrouillé par Jean Puech qui ne supporte pas la moindre contestation. La préfète ne va cesser de ferrailler pour faire entendre la voix de l’Etat et ne rien laisser passer. En 2002, elle est nommée préfet de l’Yonne et Jean Puech s’en croit débarrassé. Patatras, elle acquiert une maison à Belcastel où elle établit sa résidence principale. En mars 2008, affront suprême elle se porte candidate sans étiquette au poste de conseillère générale de Rignac avec un programme simple : “mettre fin à un système où il n’y a ni dialogue, ni écoute, qui tue la réflexion, nuit donc à l’action et à l’efficacité» comme elle l’explique dans une une interview à la Dépêche du Midi.
Alors même qu’elle n’est pas native d’Aveyron, en mars 2008, elle est élue conseillère générale de Rignac avant de devenir sénatrice PRG dans la foulée en remplaçant le même Jean Puech sur les bancs du Sénat depuis 28 ans.

Au Palais du Luxembourg, la nouvelle sénatrice qui connait à merveille les rouages de l’Etat va s’intéresser à l’aménagement du territoire et aux problèmes de la ruralité. En essayant de promouvoir des initiatives type la mise en place de points multi-service et la défense des café en milieu rural. En matière de décentralisation, elle est sans doute la plus compétente à ce poste. Reste qu’on ne peut que lui souhaiter bonne chance…

Anne-Marie Escoffier va devoir mettre en musique les promesses du candidat Hollande. Au menu un “nouvel acte de la décentralisation” impliquant le transfert de compétences nouvelles aux collectivités locales et notamment en matière de fiscalité. Soit. Mais avec le tour de vis fiscal que l’Etat prépare, on voit mal comment régions, départements et communes pourraient encore alourdir la note pour le contribuable. D’autant qu’on assiste à une vraie dérive des dépenses de la part de certains élus locaux pour lesquels les recettes importent moins que les dépenses. Or, à l’heure de la rigueur, les collectivités locales vont devoir elles aussi se serrer la ceinture et cesser de tendre la sébile à l’Etat. Justement, question dépenses, les Aveyronnais attendent le gouvernement sur la réalisation du tronçon 2 fois 2 voies Séverac-Rodez.

En érigeant en priorité la fin des conseillers territoriaux département-région institués par Nicolas Sarkozy, François Hollande et sa ministre confortent tous les tenants du mille-feuille à la française. 600 000 mandats en France répartis à tous les échelons, ça fait beaucoup pour un pays en crise. Mais dans le mille-feuille, il y a ceux qui savent goûter à plusieurs couches de crème grâce au cumul des mandats. Les élus ont beau jeu de nous dire qu’une expérience locale est indispensable pour agir au niveau national. Et sur ce point, de droite et de gauche, point de différence. D’ailleurs, il suffit de voir le cas du maire de Saint-Affrique pour s’en convaincre… La situation d’Alain Fauconnier constitue un bon exemple. Maire de Saint-Affrique, il est aussi sénateur. Et depuis juillet 2011, il est également président du Parc Naturel des Grands Causses…

Ouf ! le président Hollande a promis de mettre fin au cumul des mandats dans son programme. Mais voilà, les sénateurs socialistes ne l’entendent pas de cette oreille… Ainsi pour eux, il n’est pas question d’abandonner un mandat local d’ici septembre 2012. Les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent.