Amicales et Folklore

Assemblée générale de la “Fédé” du 1er juin : impliquer les jeunes et d’abord par l’Oustal

L’avenir dira si « l’AG » de la Fédération des Aveyronnais d’ici et d’ailleurs du 1er juin 2026 aura marqué un renversement de tendance, celle du début d’une dynamique de retour des jeunes Aveyronnais de Paris vers l’amicalisme.

Pour beaucoup, il n’y a pas l’ombre d’un doute. Ainsi, la remise de la Médaille de Chevalier du Mérite amicaliste à Marilise Miquel, présidente de la Fédération des Aveyronnais d’ici et d’ailleurs par Isabelle Cazals, présidente de la Ligue Auvergnate, aura été un des moments forts de la soirée.

Marilise Miquel, cette avocate en droit social, d’origine millavoise, à la tête de la Fédération des Aveyronnais d’ici et d’ailleurs depuis six ans n’a pas ménagé ses efforts pour parvenir à ce résultat. Elle a fait de l’implication des jeunes un axe central de sa politique. A commencer par les « oustaliens » ces 90 jeunes logés à l’Oustal de la rue de l’Aubrac. Le message est en substance le suivant : «vous souhaitez un logement à l’Oustal montrez-nous votre engagement par exemple en faisant partie d’une association.» «On ne voulait plus des consommateurs passifs» explique-t-elle. Et pour cause, l’Oustal avec ses logements aux loyers bas est très recherché par les jeunes du Pays montés à Paris. Chaque année, sur 120 candidatures seulement un quart des demandes parvient à être satisfait.

Pour Marilise Miquel, l’amicalisme à l’aveyronnaise ne doit pas être une contrainte. Au contraire, sortir de sa bulle d’individualisme crée du plaisir et du lien. Ainsi cite-t-elle en exemple la création de deux nouvelles amicales aveyronnaises par les jeunes – l’une consacrée au run (course) , l’autre aux voyages. Bien entendu, il faut rappeler la création de « l’After » par les Rabalaires, les jeunes Aveyronnais de la Fédé, cette soirée du samedi soir dans les Salons de l’Aveyron durant le marché de Bercy dont la première édition a fait carton plein.

On mesure ainsi tout l’enjeu de la construction d’un nouvel Oustal, vieux serpent de mer, qui n’a jamais quitté l’esprit des membres de la « Fédé ». Un second Oustal signifierait donc plus de jeunes investis dans l’amicalisme et donc une garantie renforcée d’un avenir pérenne pour la Fédération dont le marché de Bercy lui rapporte l’essentiel de ses ressources.

Gérard Paloc, ancien président de la “Fédé”, a fait une annonce à ce propos. «Nous avons signé une lettre d’intérêt avec une structure associative aveyronnaise de la construction, Procivis. Elle a un projet à Villejuif. Si tout se passe bien, dans trois ans, nous aurons à disposition 140 logements pour les jeunes Aveyronnais qui arrivent à Paris » a-t-il déclaré. De son côté, Marilise Miquel ne renonce pas à lancer un appel à la Mairie de Paris pour un nouvel Oustal dans le 12e arrondissement. « Nous restons ouverts à toute proposition.»

Emmanuel Grégoire, le maire de Paris, connait le marché de Bercy comme sa poche pour l’avoir arpenté durant des années quand il était le premier adjoint d’Anne Hidalgo comme ici le 12 octobre 2019.

Mais, dans le 12ème ou à Villejuif, un nouvel oustal c’est la promesse de davantage de jeunes Aveyronnais impliqués dans l’amicalisme. A commencer par le marché de Pays d’octobre. Moment phare de la fédé. Les parts d’aligot-saucisses vendues durant ces 3 jours (9200 en 2025) et la buvette procurent une très grande part des 380 000 € budgétés pour 2026. Ces recettes seraient beaucoup plus ténues sans le bénévolat des dizaines de membres de l’équipe actuelle dont beaucoup ont dépassé les 60 ans – voire 70 ans…- et devront bien un jour passer la main.

Dernière annonce et non des moindres de cette AG. La date du 28 mai 2027 a été arrêtée pour une soirée de gala destinée à fêter les 80 ans de la Fédération des Aveyronnais d’ici et d’ailleurs. A voir la pétulance de cette jeune octogénaire, difficile de douter que l’amicalisme à l’Aveyronnaise ne soit pas le meilleur élixir de jeunesse !