Nature

Hippolyte Coste, éminent botaniste

 

coste1HIPPOLYTE COSTE, LE “FABRE” DES PLANTES
Hippolyte Coste fut l’un des plus éminents botanistes français connu dans le monde entier. Encore aujourd’hui, sa “Flore illustrée de France” est l’ouvrage de référence des botanistes.

Flash-back sur ses origines, sa carrière et ses travaux. Né à Balaguier près de Saint-Sernin-sur-Rance le 20 décembre 1858, Hippolyte Jacques Coste est issu d’une famille modeste de paysans.

Passion : herborisation
La vocation de botaniste se révèle très tôt chez le jeune Coste. Dès 12 ans, alors qu’il entreprend une carrière ecclésiastique au petit séminaire de Belmont, il se passionne pour les cours de sciences naturelles. Il voue une admiration sans bornes à son maître l’abbé Tiquet. Ce dernier lui dispense les premières leçons de botanique. C’est ainsi qu’il devient, dès son plus jeune âge, incollable sur la flore des environs. Il connaît déjà huit cents fleurs et plantes.

“Il faisait le mur pour gambader dans l’herbe”

Entré au grand séminaire de Rodez, le jeune ecclésiastique néglige, au grand dam de ses supérieurs, les études théologiques et canoniques. Il se plonge du matin au soir dans des ouvrages de botanique.

Il parvient même à faire venir en cachette des livres pourtant défendus comme une “Flore de France” et “une Flore de Montpellier”.
Pire : “il fait le mur” ou profitait des promenades pour gambader à la recherche de fleurs. Jusqu’au jour où faute de s’être trop éloigné, il perd ses camarades et rentre seul et en retard au séminaire.

coste-bookRésultat des courses : il passe au conseil de discipline. Il échappe de justesse à l’exclusion du séminaire grâce à l’indulgence et la compréhension du cardinal Bourret, évêque de Rodez. On l’envoie comme surveillant au petit séminaire de Belmont.

Ordonné prêtre en 1884, il devient professeur de latin à Villefranche puis vicaire à Montclar et Sainte-Eulalie-de-Cernon puis à Saint-Paul-des-Fonts en 1894.
Le jeune abbé Coste ne manque pas d’herboriser avec passion partout où le conduisent les exigences de sa profession. Il passe ainsi au peigne fin les Cévennes, les Pyrénées, les Alpes, les Causses escaladant les rocailles et se perdant dans les sous-bois.

En 1885, il entre à la Société botanique de France dont il deviendra vice-président en 1922.

Il se fait remarquer par un article sur un Ciste hybride.

En 1893, il publie “Une florule du Larzac, du Causse noir et du causse de Saint-Affrique”. Il prépare une “Flore illustrée de l’Aveyron”.

1 940 pages et 4 354 espèces répertoriées

L’éditeur Klincksieck, saisi par l’érudition de ce botaniste discret, lui propose ce qu’aucun des botanistes célèbres n’avait accepté : répertorier méticuleusement toutes les espèces de fleurs et de plantes en France. Un défi que l’abbé Coste accepte de relever.

Un travail laborieux et particulièrement méticuleux.
Pendant six ans, il se consacre à la rédaction de la “Flore illustrée de France”. Un ouvrage en trois volumes totalisant 1 940 pages où sont étudiées 4 354 espèces végétales classées en 884 genres et 134 familles.

Il meurt le 24 novembre 1924, âgé de 66 ans. Trois ans auparavant, il avait été fait chevalier de la Légion d’honneur.
L’ensemble de son œuvre (boîtes d’herborisation et herbier constitué en 30 ans de recherche) ont été légués à la Société des Lettres, Sciences et Arts de l’Aveyron.

Un monument à la gloire du botaniste a été érigé devant la petite église de Saint-Paul-des Fonts où il fut curé pendant 30 ans. Le village envisage de consacrer un musée à la vie et à l’œuvre de cet éminent botaniste.

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