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Ségala et Lévezou

Le château du Bosc

toulouseSitué sur la commune de Camjac à 5 km de Naucelle, le château du Bosc, ancienne forteresse féodale du XII° siècle,fut la demeure familiale de Toulouse-Lautrec. Né en 1864 à Albi, le peintre y passa sa jeunesse et de nombreuses vacances.

Le château du Bosc domine la vallée du Viaur, demi-cercle à l’horizon, et l’on entend le train franchir le viaduc du Viaur. Ce château médiéval n’a jamais quitté la famille pendant 800 ans. Henri de Toulouse-Lautrec étant l’arrière petit-fils d’Amédée Imbert du Bosc. Sans descendance, le père du peintre laissa le Bosc à sa sœur, Mme Tapié de Celeyran.

LE MYTHE LAUTREC

Si l’on met de côté la puissance de son talent, le destin de Toulouse-Lautrec a ceci de singulier qu’il signe la fin de la branche cadette d’une dynastie millénaire dans un flamboiement de jupons parisiens, dont les images continuent d’influencer bien des artistes.
Ses œuvres symbolisent à jamais le Paris de la Belle-Epoque, sensuel et enivré, à l’image que s’en font encore bien des touristes. Ce talent, a éclos en Ségala, dans cette demeure familiale plantée à deux pas des rives du Viaur.

Si l’on en croit Nicole Tapié de Celeyran, qui depuis 1954, entretient la mémoire du Bosc en faisant visiter le château, la difformité d’Henri ne vint pas d’un accident de cheval, mais bien sans doute d’une maladie génétique.

Or, l’histoire et les légendes ont beaucoup brodé sur l’artiste difforme, et maudit en son temps par notables et bien pensants. Un artiste qui prenait pour modèles des courtisanes de Montmartre, dames de petite vertu officiant dans les maisons closes ou grandes cocottes appelées aussi les “grandes horizontales” telles que la Goulue.
Mais jamais, et c’est ce qu’on découvre au Bosc, sa famille, en dépit de ses racines illustres, ne l’a renié. Au contraire, la lettre qu’écrit son père après le décès du fils témoigne d’une douleur paternelle infinie.

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Le talent d’Henri ne s’est pas, non plus, épanoui par hasard. Certes son invalidité a dû jouer, mais tout petit déjà c’est ici dans cette demeure du Bosc qu’il a manifesté un vrai talent précoce.
C’est là que sa famille lui a transmis le goût pour le dessin.
Avec son père et son oncle, durant les longues veillées au château du Bosc, le petit Henri crayonnait parfois sur les mêmes feuilles. Dans ce chapitre atavisme artistique, il faut citer le grand-père Toulouse, auteur de la croix de Languedoc surmontée de la couronne de Comte de Toulouse, au-dessus d’une des fenêtres centrales du château. Plutôt doué…

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