Communauté

Jacques Chirac, président béni des Aveyronnais de la capitale

L’Aveyron n’est pas la Corrèze… Force est pourtant de constater que lorsqu’il était maire de Paris, Jacques Chirac semble avoir gâté les Aveyronnais plus que nulle autre communauté de la capitale. Il leur a laissé la moitié d’un pâté de maison en plein Paris 12e au début des années 90 afin qu’ils y bâtissent un foyer pour les jeunes aveyronnais.

«Le 23 décembre 1993, pour la pose de la première pierre de l’Oustal, Jacques Chirac est arrivé avec une plaque Rue de l’Aubrac,» témoigne Roger Ribeiro, cheville ouvrière de la Fédération des Amicales Aveyronnaises et promoteur du dossier de l’Oustal avec Maurice Solignac, président de la Fédération à l’époque. «On avait loué un bec de bière pour l’occasion… » Claude Pernin, le Maire du 12e  à l’époque dont l’épouse était originaire d’Aveyron, avait largement appuyé le projet.

Jacques Chirac au ciel entretenant le fil de l’amitié grâce à l’aligot

Chirac avait été touché par le côté social de ce projet, ce foyer pour des jeunes aveyronnais montant à Paris. Il connaissait aussi comme personne le milieu des Aveyronnais de Paris et leur surreprésentation à la tête les bistrots et cafés. Cela tombait à merveille, il adorait le contact autour d’un zinc et devant une bière. «Chirac n’allait pas dans les restaurants chics mais fréquentait avec entrain les bistrots et les bougnats à Paris.» confie Jean-Clause Cassagnes, patron du Relais-Odéon (Paris 6). Et puis, son côté généreux et son appétit d’ogre faisaient aussi merveille lors des banquets d’amicales aveyronnaises qu’il a plus d’une fois honoré de sa présence.

Quel patron de bistrot rouergat n’a pas son anecdote sur Jacques Chirac ?  «Quand une bombe a explosé en juillet 1982 dans les WC de mon Pub Saint-Germain, dès le lendemain il était là, accompagné de Jean Tibéri. A 8h du matin, on a pris le café dans les gravats. J’avais le moral dans les chaussettes. Sa présence m’a réconforté. Je lui ai demandé si on pouvait poser des toilettes dans la rue. C’était chose faite le jour d’après.» poursuit Jean-Claude Cassagnes, fondateur du célèbre pub germanopratin.

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