Grands causses, Pays de Roquefort

Camarès au cœur du Rougier

Autrefois connue pour ses filatures et ses usines de draps, Camarès a développé l’industrie des vêtements de peau (licence Mac Douglas) et peut déjà se vanter de la prochaine création d’une zone industrielle sur le rougier.

Située sur l’axe Saint-Affrique – Béziers (N 602) Camarès s’oriente vers une forte activité touristique avec à proximité, Sylvanès qui envisage de rouvrir ses anciens thermes.

Anciennement appelée Cambérès, la cité fut édifiée sur un mont escarpé dont les vestiges constituent la ville haute. Ses fortifications furent détruites sur ordre de Richelieu.

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Construit au XI° siècle, le pont de Camarès subit les influences languedociennes et rouergates puis les Guerres de religion.

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De part et d’autres du pont Neuf sur la rive droite, apparaissent encore les ruines en partie remaniées de l’usine de draps détruite par un incendie, le 1er juillet 1903 ainsi que la biscuiterie de Camarès spécialisés dans la fabrication de sablés pur beurre : biscotin et croquitos.

En savoir plus sur le rougier de Camarès

Le bassin de Camarès est dominé au sud par les contreforts des monts de Lacaune et à l’est par les plateaux caussenards.
Ce sous-sol, particulièrement riche permit l’exploitation dès l’époque gallo-romaine des premières mines de cuivre ou de plomb argentifère. Le charbon de bois fabriqué un peu partout dans la région permit la fonderie de métaux jusqu’au Moyen Age et le battage du fer jusqu’au XVI° siècle mais l’activité déclina rapidement avec la concurrence des fonderies du nord de la France.

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Aujourd’hui, l’activité du canton est essentiellement agricole. La brebis, richesse principale, fournit en majorité le lait nécessaire à la fabrication du fromage de roquefort. Certains troupeaux ont été orientés vers la production de viande, d’agneau et de mouton. De nombreux élevages porcins sont destinés à la charcuterie régionale.

Le climat favorise également la culture de céréales (blé, maïs, seigle et avoine). Quelques vestiges de ce riche passé peuvent être encore découverts au gré d’un détour : les menhirs du Mas d’Azeaïs, les sarcophages de Gissac, les châteaux de Gissac, Fayet et de Montaigut (ci-dessus), l’abbaye cistercienne de Sylvanès, l’ermitage de Saint-Thomas à Brusque, la chapelle de Saint-Meen.

Deux cours d’eau, le Cabot (Sylvanès) et le Nuéjouls (Fayet) se jettent dans le Dourdou, affluent du Tarn. Ces rivières particulièrement poissonneuses font la joie de nombreux pêcheurs.

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