pays ruthénois

Interview Annabelle de la Panouse

Malgré son état d’abandon, son côté Château de la Belle au Bois Dormant, j’ai senti tout de suite qu’on pouvait en faire un bel endroit pour raconter l’art de vivre au moyen-âge.

«J’avais toujours entendu parler du château du Colombier comme d’une vieille ferme familiale. Comme j’étais à Najac chez des amis, j’ai voulu voir à quoi elle ressemblait. J’ai eu un choc devant l’endroit. Malgré son état d’abandon, son côté Château de la Belle au Bois Dormant, j’ai senti tout de suite qu’on pouvait en faire un bel endroit pour raconter l’art de vivre au moyen-âge.»

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«Mon mari -Paul de la Panouse NDLR- m’a offert cette petite fantaisie.» Annabelle a beau être une Américaine du Minnesota, elle a un tout petit côté « Marie Antoinette », racontant son hameau de la Reine. Mais grâce à Dieu et à la République, il ne s’agit pas d’un caprice d’Autrichienne financé par le trésor public. Les dix millions de francs d’investissements –au bas mot- ont été financés sous fonds privés.

Et puis Annabelle n’a pas eu peur de se retrousser les manches, et d’affronter les oppositions pour faire aboutir son projet. Elle a mis plus de 10 ans pour retrouver tous les propriétaires des parcelles autour du château et leur échanger contre d’autres terres sur le Causse Comtal, « au risque de paraître totalement givrée.»

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Le public apprécie. Et la Vicomtesse qui a suivi les cours de l’école des paysages peut continuer à façonner cette belle nature autour de son château. A planter un labyrinthe végétal qui, dans quelques années, fera la joie des amoureux et des enfants.

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